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La possibilité pour les entreprises de verser à leurs salariés une prime défiscalisée et sans charge de 1 000 € suscite une levée de boucliers dans le secteur de la propreté.

 La Conférence sociale, réunie le 15 mars par le Premier ministre pour mieux prendre en compte les 17 métiers de la 2è ligne – propreté et services à la personne notamment- a entériné plusieurs mesures financières, dont la réactivation de la « Prime Macron ». Possibilité sera donc donnée aux employeurs de verser 1000 € exonérés de cotisation fiscale et sociale pour les bas salaires. Une mesure qui est loin de susciter l’enthousiasme chez les dirigeants d'entreprises de propreté que nous avons contactés à l'issue de ces annonces. « Propre à générer de la frustration et de la déception car nous ne pourrons pas y consacrer de telles sommes. En fin d’année, j’ai consacré 15 % de mes résultats avant impôt en chèque cadeau. Cela donnait 75 € pour un temps plein ! Nous sommes très loin des 1 000 ou 2 000 € qui viennent d’être évoqué ! » réagit un dirigeant qui résume bien le sentiment général d'une profession qui se demande d'abord comment elle pourrait financer de tels montants.
« Le gouvernement ouvre une porte aux syndicats, qui fatalement, vont prendre à la lettre les 1 000 €. Nous n’avons pas besoin, de « tensions » dans nos relations avec les partenaires sociaux et encore moins avec nos salariés qui ne seront pas tous égaux. Il y a mieux à faire, dans le métier de la propreté. L’obligation d’une formation au bout de 6/7 ans d’ancienneté. Formation obligatoire, pour un passage en AS2 et AS3... » réagit le dirigeant d'un groupe régional qui compte un millier de salariés et réalise quelque 20 M€ de CA.

Dans un registre forcément différent, mais loin d'être convaincus par les mesures annoncées par Jean Castex les syndicats ont la dent dure vis à vis du Gouvernement comme des entreprises de propreté. Ainsi la Fédération FO de l'équipement, des transports et des servcies (Feets FO) fait le parallèle avec la « prime Covid », diversement mise en œuvre en 2020. « Une fameuse prime a été instaurée, pouvant atteindre les 1 000 € et très peu versée par les employeurs. Quand elle l’a été, elle a été pro-ratisée en fonction du temps de travail des salariés souvent en temps partiel subi. Par exemple, pour le secteur du nettoyage, la seule chose proposée en branche pour reconnaître a été une revalorisation de la prime annuelle de 20 € pour un temps plein ! » assène le syndicat.

Laissons le mot de la fin (provisoire) au dirigeant d'une entreprise spécialisée dans le nettoyage hôtelier, secteur particulièrement sinistré. « Il existe d'autres solutions pour revaloriser nos métiers. La première de toutes serait d’augmenter considérablement le taux horaire des AS1 travaillant en hôtellerie tout en faisant payer le client final qui bénéficie de ce travail. Cette augmentation  pourrait être, pour une fois,  équitablement répartie : 1/3 pour  l’entreprise de nettoyage,  1/3 par le donneur d’ordres (l’hôtel) et enfin 1/3 pour le client final. 

Est-il normal qu’un garagiste qui travaille pour notre sécurité en réparant une voiture gagne entre 37 et 45€ TTC de l’heure alors qu’une femme de chambre qui travaille pour notre sécurité sanitaire (si ce n’est pas la covid, ce sont les punaises de lit !) ne gagne que 10,58 € brut de l’heure ? ».

 

Les autres annonces du Premier ministre

A l'issue de la Conférence sociale a également été annoncé le prolongement de l'aide à l'embauche pour les contrats en alternance (apprentissage et contrats pros) jusqu'à la fin de l'année alors qu'elle devait prendre fin en mars. Une aide de 5 000$  pour les moins de 18 ans et de 8 000 €  au-delà , permettent de réduire à près de zéro le reste à charge d'une entreprise pour l'embauche d'un apprenti la première année du contrat. En revanche, les primes à l'embauche pour les jeunes de moins de 26 ans pour des contrats de plus de 3 mois (jusqu'à 4 000 €) ne seront prolongées que jusqu'à fin avril et avec un seuil d'éligibilité revu à la baisse : 1,6 smic de revenu contre 2 fois le smic précédemment.

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Les conditions sanitaires ne permettront pas au salon Europrore 2021 de se tenir comme prévu du 25 au 27 mai prochain.

Même si l'annonce n'a pas encore été faite de façon officielle par les organisateurs (Weyou Group et la Fep) un certain nombre d'exposants du secteur, adhérents de l'Afimin notamment, ont été informé de l'annulation du prochain salon Europropre qui devait se tenir du 25 au 27 mai à Paris. Une information qui ne surprend malheureusement pas les acteurs du monde de la propreté qui attendaient avec impatience de fouler les allées d'un salon qui dont le rôle et l'intérêt n'a fait que grandir au cours des dernières éditions. L'état d'urgence sanitaire, prolongé jusqu'en juin, et la dégradation de la situation épidémique en Ile-de-France notamment, ne laissaient guère d'espoir à tous ceux qui voulaient se retrouver autrement que derrière un écran d'ordinateur pour présenter ou découvrir de nouveaux produits. « C'était un moment que nous attendions avec impatience et nos clients aussi ! Mais nous avons constaté aussi que beaucoup de visiteurs et d'exposants étrangers ne voulait pas prendre la risque de se déplacer malgré toutes les garanties sanitaires prévues par les organisateurs » se désole un fabricant français, très attaché au salon Europropre.

NB : À ce sujet, Bâtiment Entretien consacrera dans son prochain numéro de Mai - Juin, un Dossier Quoi de Neuf Spécial Innovations 2021 afin de vous permettre de présenter toutes vos nouveautés de l’année. N'hésitez donc pas à nous contacter !

 

3 questions à Patrick Djebar, président de l'Afimin (Association des fabricants de matériels et produits d'hygiène et de propreté)

 

Vous avez communiqué début mars auprès de vos adhérents sur l'annulation du salon Europropre qui devait avoir lieu fin mai à Paris. Quels ont été leurs réactions ?

Compte tenu de la crise que nous connaissons maintenant depuis un an, et de la situation sanitaire actuelle, en Ile-de-France notamment, cette décision semblait inévitable. Les professionnels du secteur attendent bien sûr de pouvoir à nouveau se retrouver physiquement, même si nous avons appris à maîtriser les outils de travail à distance et de visio-conférence. L'expérience difficile que nous vivons aujourd'hui va nous obliger à repenser notre façon de travailler. Malgré le confinement la vie continue et l'activité de nos adhérents aussi, même si globalement ils évaluent un surcroit d'efforts fournis pour un résultat au mieux équivalent à celui d'une année « normale ».

La crise actuelle fait-elle peser un risque durable sur les salons professionnels ?

Non je ne pense pas que la notion même de salon professionnel soit en danger en revanche ils doivent évoluer, se réformer. Les dernières éditions d'Europropre se sont inscrites dans une belle dynamique et ont répondu aux attentes de la profession. Il faut aller encore plus loin en développant des partenariats, en proposant plus de contenus mettant en avant les solutions de nettoyage. Nous devons travailler encore plus étroitement avec la première force que représentent les entreprises de propreté. L'Afimin qui représente près les fabricants et importateurs sur le marché français doit s'ouvrir et s'associer aux réflexions et actions menées par la Fep pour servir toute la communauté du nettoyage.

Quels sont les grands chantiers pour les années à venir ?

Nous devons ouvrir et alimenter le débat sur la robotique. C'est un sujet encore mal connu qui génère beaucoup de fantasmes. C'est une occasion pour l'Afimin et ses adhérents de professionnaliser encore plus l'approche que l'on peut avoir du nettoyage, et d'être en phase avec les travaux de la Fep sur ces nouvelles technologies. 

 

 

La société Tri.O-Greenwishes vient de mettre en place une filière intégrée de collecte, de tri et de valorisation à 100% des masques usagés.

Tri.O Greenwishes (150 collaborateurs, 15 M€ de CA) est une Pme française qui accompagne les entreprises dans la gestion, la valorisation et le recyclage de leurs déchets depuis 2010. Véritable « conciergerie des déchets », l'entreprise s’adapte aux besoins de chaque client auxquels elle propose une offre personnalisée qui intègre suivi, traçabilité, solutions innovantes et circuits courts 100% français pour le traitement et la valorisation. « Très vite à la sortie du 1er confinement nous avons été sollicités par nos clients pour prendre en charge les masques usagés en polypropylène (masques chirurgicaux à usage unique) qui représentent aujourd'hui un gisement de 10 000 t par mois en France ! Pour les masques comme pour tous les autres déchets que nous collectons sur le site de nos clients nous avons voulu trouver une solution de proximité et française permettant une valorisation à 100% du produit. Le partenariat que nous avons mis en place avec deux entreprises des Hauts-de-France, Cosmolys et Baudelet Environnement répond parfaitement à ces exigences » se félicite Matthieu de Chanaleilles, Pdg de Tri.O Greenwishes (Groupe TGW). La solution s'appuie d'abord sur les services mis en place par la société : accompagnement à l’installation sur site de poubelles d'apport volontaire « spéciales masques », collecte avec un camion dédié tous les 15 jours, stockage et isolement pendant 10 jours avant le sur-tri dans le centre de tri de TGW à Gennevilliers (unité de 2 500 m2, digitalisée et connectée). Au terme de cette quarantaine, les masques usagés vont être traités aux UV pour assurer une décontamination avancée.  Ils seront ensuite triés puis pesés sur une chaîne dédiée afin de débarrasser les lots de tous les déchets parasites (papiers, plastiques, mouchoirs, gants…).

Des tapis de sol pour voitures

« Une fois le sur-tri effectué, nous acheminons ces masques vers le site de Cosmolys, notre partenaire spécialiste du traitement des Dasri et un des seuls recycleurs sur le marché à avoir la capacité de séparer les différents composants des masques chirurgicaux : polypropylène, métal, élastane. Cosmolys broie et hygiénise à haute température les masques puis sépare les différentes matières composant le masque. 100% du polypropylène est alors envoyé chez Baudelet Environnement, autre entreprise spécialisée dans la valorisation des plastiques notamment. Celui-ci sera broyé et extrudé pour donner naissance à des billes de PP qui seront utilisées par exemple pour fabriquer des tapis de sol dans l'industrie automobile. En fin de cycle nos clients ont accès à leurs données de recyclage tous les mois grâce à un Reporting complet. Nous sommes dans une circularité parfaite avec une solution vertueuse sur le plan environnemental, mais également d'un point de vue économique » ajoute le dirigeant de Tri.O Greenwishes.

L'offre de recyclage des masques chirurgicaux garantit une traçabilité et une recyclabilité sans faille facturée sous forme d'un abonnement mensuel dont le montant varie entre 250€ à 1 000 € selon les volumes traités et la fréquence de collecte.

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Déjà présent au cœur de plusieurs hôpitaux parisiens le groupe Challancin a ouvert début mars deux marchés, l'un à Necker, l'autre à Cochin.

C'est en 2023 que Challancin fêtera ses 30 ans dans l'univers de la santé, et plus particulièrement au cœur des établissements de l'APHP (Assistance publique hôpitaux de Paris). Déjà présentes à la Pitié-Salpétrière, à l'Hôtel-Dieu et à Saint-Antoine, les équipes du groupe dyonisien vont désormais prendre en charge le bio-nettoyage de deux nouveaux sites. « Depuis le 1er mars nous intervenons au sein du groupe Cochin (Cochin, Port-Royal et Tarnier), à l'hôpital Necker-Enfants malades, et avons été renouvelés à l'hôpital européen Georges Pompidou, où nous assurerons, en plus du bio-nettoyage, la distribution des repas. Sur les deux premiers établissements nous avons 150 salariés sur chacun des sites, à Pompidou l'effectif est de 250 personnes » détaille Catherine Chalvin, présidente du groupe Challancin qui s'installe durablement dans un secteur soumis à de fortes pressions.

3 premiers mois décisifs

Au contexte sanitaire très compliqué sont venus s'ajouter quelques tensions sociales au tout début de la prise de marché, qui confortent le groupe Challancin dans sa démarche rigoureuse de mise en place de la prestation. « Les 3 premiers mois sont décisifs, et nécessaires pour appréhender la réalité de chacun des établissements et mettre en place nos process. Nous devons repréciser les fiches de poste, nous assurer des compétences, et mettre en place des formations. Comme nous le faisons à l'hôpital Pompidou, où nous sommes présents depuis 2017, nous avons aussi une démarche de renouvellement du matériel. Nous devons appuyons sur notre expertise et notre expérience, déjà importante dans le domaine de la santé, pour garantir des prestations de qualité à nos clients et à leurs patients. Il convient vraiment de mettre en avant nos agents qui méritent plus que jamais la reconnaissance la plus large possible. Leur métier a toujours été difficile et exigeant, mais depuis un an ils assurent et tiennent le coup face à une situation encore plus compliquée » conclut Catherine Chalvin.

 

Publi Information

PROGRAMME "TRANSFORMATION DES MILIEUX DE TRAVAIL" DE RUBBERMAID COMMERCIAL PRODUCTS


Publié le 17 mars 2021 12:39:00

 

ENQUÊTE SUR LES CHANGEMENTS CAUSÉS PAR LA PANDÉMIE DE CORONAVIRUS EN EUROPE

Rubbermaid Commercial Products (RCP) a lancé le programme de recherche approfondi "Transformation des milieux de travail" qui vise à étudier les changements complexes causés par la pandémie de coronavirus dans les milieux de travail et les établissements, partout en Europe.  

La pandémie de COVID-19 a bouleversé les règles de l'interaction sociale et a instauré de nouvelles méthodes de travail : l'hygiène des mains, le nettoyage et la gestion des déchets occupent donc désormais une place permanente au quotidien.  Pour soutenir la réussite des établissements dans un environnement où les normes et les attentes sont plus élevées que jamais, les entreprises doivent tout d'abord comprendre les tendances et les défis du marché.  

En tant que fabricant international de premier plan de solutions pour l'hygiène des mains, le nettoyage, la gestion des déchets et le recyclage, RCP a développé le programme de recherche sur la "Transformation des milieux de travail" afin d'aider les entreprises à mieux maîtriser leur environnement dans un monde en rapide mutation.  

Le programme "Transformation des milieux de travail" débute avec une courte enquête, dans laquelle les participants sont invités à décrire comment leur établissement a adapté son approche de l'hygiène des mains, du nettoyage, de la gestion des déchets et du recyclage depuis fin 2019, avant la pandémie. L'enquête pose notamment les questions suivantes : parmi les changements, lesquels seront permanents, comment les demandes des utilisateurs de l'ensemble des établissements ont-elles évolué et où les organisations doivent-elles relever la barre en matière de nettoyage et d'hygiène dans un monde post-COVID-19 ?

Ouverte aux participants de toute l'Europe, l'enquête s'adresse à tous les professionnels de la gestion des lieux de travail et des établissements, de la santé et de la sécurité, ainsi qu'à toute personne dont le rôle inclut du nettoyage, de l'hygiène, de la gestion des déchets et du recyclage. La pandémie de COVID-19 a entraîné des changements dans des secteurs aussi divers que l'enseignement, la logistique, l'entreposage, l'hôtellerie et les bureaux. Ainsi, RCP appelle à la participation de personnes travaillant dans des marchés divers et plusieurs types d'établissements.  

En répondant à l'enquête, les participants apporteront une aide précieuse à leur secteur d'activité.  RCP analysera les résultats de l'enquête et créera un rapport qui fournira aux entreprises des informations leur permettant de se comparer aux autres entreprises de leur secteur et de bénéficier d'un partage d'informations transparent entre les divers secteurs afin de se préparer l'avenir.
Le rapport mettra en évidence les domaines où le marché a réellement besoin de soutien et les résultats de l'enquête façonneront ensuite les conseils, les apprentissages et les formations fournis par RCP.  

Paul Jakeway, Responsable marketing de RCP – région EMEA, déclare : « Notre objectif est de soutenir la réussite de nos partenaires. Nous vous encourageons vivement à participer à l'enquête "Transformation des milieux de travail". Votre contribution à ce programme de recherche apportera de la clarté et une meilleure maîtrise de nos environnements en nous permettant de comprendre les défis qui nous attendent dans les mois et les années à venir.

Nous analyserons les données afin de produire un rapport qui vous donnera les connaissances nécessaires pour prendre de bonnes décisions en toute confiance et qui protégeront la bonne réputation de votre marque auprès de vos collaborateurs, de vos clients et des utilisateurs des établissements.
Les informations que nous recueillons alimenteront nos activités continues de R&D et nous aideront à développer des solutions durables d'hygiène des mains, de nettoyage, de gestion des déchets et de recyclage qui seront pertinentes et fiables, dans deux, dix ou vingt ans, quoi qu'il arrive. »

Pour les remercier de leur contribution, les participants seront inscrits à un tirage au sort, avec quatre grands prix à gagner, dont des bons d'achat Amazon d'une valeur de 250 €, 500 € de produits RCP et une consultation spécialisée pour les lieux de travail des gagnants.   Dix finalistes pourront également remporter un bon d'achat Amazon d'une valeur de 50 €, 100 € de produits RCP et une consultation pour leur lieu de travail.*

L'enquête "Transformation des milieux de travail" est maintenant ouverte. Suite à l'analyse des résultats de l'enquête, RCP fournira cet été un examen complet de la façon dont le monde du travail va changer et fonctionner à un niveau de conscience plus élevé en matière d'hygiène des mains, de nettoyage et de gestion des déchets.  

*Les conditions générales s'appliquent.

Pour obtenir plus d'informations, consultez : https://www.rubbermaid.eu/fr/changing-workplaces-terms-and-conditions/