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Suite à la présence de deux bactéries détectées dans des lots de produits les laboratoires Anios ont dû suspendre leur production.

Coup dur pour les laboratoires Anios, leader européen de la désinfection qui a dû interrompre la production de son usine lilloise de Sainghin-en-Mélantois suite à la présence de deux bactéries dans des lots de 2 de ses produits.  L'incident survenu fin octobre toucherait le réseau d'eau de l'unique usine du groupe et été mis en évidence suite à la découverte de bactéries dans des lots de Surfa'Safe Premium et d'Opaster. Rapidement informée de la situation l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANMS) a publié un communiqué à destination des établissements de santé leur demandant de suspendre l'utilisation de ces deux produits, le fabricant rappelant de son côté l'ensemble des lots vendus depuis 2 ans. Un arrêt complet de l'usine, une décontamination des circuits d'eau, et des tests sur l'ensemble des produits ont par ailleurs été mis en œuvre par le fabricant, passé sous le pavillon d'Ecolab en 2017.

La situation est aujourd'hui compliquée, à la fois pour les utilisateurs finaux et les distributeurs qui doivent être en mesure de proposer des produits de substitution alors même qu'Anios couvre environ 80% du marché français.

La FS2H accompagne les utilisateurs finaux

Dans un message d'alerte diffusé le 14 novembre l'ANMS reconnaît que « cet arrêt temporaire de production risque d’entrainer des ruptures d’approvisionnement sur l’ensemble des produits référencés des laboratoires Anios pour une durée encore inconnue à ce jour. A ce stade, une reprise de l’activité pourrait être envisagée courant semaine 47. La reprise des livraisons ne pourra intervenir qu’à l’issue du processus de libération des lots intégrant des analyses spécifiques confirmant l’intégrité microbiologique des produits. »

De son coté la Société française d'hygiène hospitalière (SF2H), qui travaille en étroite collaboration avec les professionnels de santé et les hygiénistes et assure une information régulière sur cette crise et tient à préciser que  cette recommandation de l'ANMS ne concerne pas les produits hydro-alcooliques. Nous imaginons mal de voir une telle bactérie se développer ou même survivre dans une solution à 75,5% d’éthanol (pour la spécialité Aniosgel 85NPC). » Par ailleurs la SF2H met en garde contre une rupture de stock par un blocage de la distribution de ce produit, ce qui exposerait  à un risque majeur de transmission croisée  par défaut d’hygiène des mains.

L'heure est donc aujourd'hui à la recherche d'éventuels autres lots contaminés et à la décontamination de l'outil de production sur le site lillois où sont employés 220 salariés. 

Afin de répondre à toutes les questions concernant cet arrêt de production et ses conséquences Anios a mis en place un numéro dédié : 03 20 67 67 67.

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Les principaux bailleurs sociaux parisiens travaillent sur une technique très innovante de détection et de traitement des punaises de lits.

« En Île-de-France, 146 organismes dé­tiennent près de 1,3 million de logements sociaux locatifs, soit un quart du parc fran­çais, un parc qui représente par ailleurs plus de 26 % des résidences principales de la région. Un groupe de travail, composé de sept bailleurs importants à Paris et en petite couronne (CDC Habitat, Elogie Siemp, Es­pacil Habitat, Immobilière 3 F, Paris Habi­tat, RIVP, Seine-Saint-Denis Habitat) s'est constitué en septembre 2018 pour mener une expérimentation sur une nouvelle mé­thode de détection des punaises de lit. Cet inter-bailleur francilien, animé par l'Aorif, a mis en place un partenariat avec le CSTB et l'hôpital Avicenne de Bobigny. « Depuis bientôt dix ans, nous devons faire face à un nombre croissant d'infestations de pu­naises de lit qui entraîne une forte mobili­sation des bailleurs sociaux notamment. Mais, malgré cela, nous constatons que les prestataires ne sont pas toujours structurés pour répondre à la demande de façon effi­cace, que les locataires ne sont pas assez sensibilisés et informés et que les traite­ments s'avèrent complexes. Il faut donc impérativement mettre en place une straté­gie globale qui s'appuie sur la prévention, le diagnostic et le traitement » détaille Cyrille Fabre, chef du service exploitation de Paris Habitat qui compte 125 000 logements.

Analyser les COV pour adapter le traitement

La démarche proposée par le CSTB et le service du Dr Arezki Izri de l'hôpital Avi­cenne vise à mettre au point un système de détection des punaises de lit grâce à des tra­ceurs chimiques. Une sorte de « nez artifi­ciel » qui décèlerait la présence des insectes grâce à leur empreinte chimique identifiée préalablement en laboratoire. L'analyse des COV (composés organiques volatils) devra permettre de déterminer l'état de dévelop­pement de l'insecte (oeuf, larve, adulte) afin de localiser et d'adapter le traitement.

Ce travail, auquel participent les bailleurs sociaux et qui mobilise également une doc­torante, arrive aujourd'hui dans sa phase fi­nale. « Il s'agit maintenant de valider les mesures et les résultats scientifiques sur une plus grande échelle. Un test grandeur na­ture va être mené sur 200 de nos logements et approfondi sur trente d'entre eux. Nous devrions pouvoir ainsi évaluer les potentia­lités de ce dispositif in situ » poursuite Anne de Camaret, directrice départementale ad­jointe de l’agence de Paris d’Immobilière 3F.

Garantir un logement sans punaises de lit

Le projet dont le coût est de l'ordre de 400 k€ est financé pour moitié par le fonds d'inno­vation et pour moitié par les sept bailleurs participant. L'enjeu est double : détecter plus sûrement et plus rapidement les parasites quelle que soit leur étape de développement et par conséquent les traiter au mieux, mais également garantir qu'un logement qui va être mis en location n'est pas contaminé. « C'est une perspective très intéressante pour nous. Pouvoir très facilement, à l'aide d'un appareil, contrôler qu'un traitement a été ef­ficace mais aussi proposer un diagnostic avant installation, comme nous le faisons déjà avec les diagnostics obligatoires. On peut imaginer une attestation "exempt de punaises de lit" par exemple... » complète Marie-Emmanuelle Nanaketcha, respon­sable hygiène et qualité de CDC Habitat.

« Il est urgent aujourd'hui de former et d'in­former en proposant un protocole simple et efficace qui n'existe pas encore. C'est pour cette raison que sont réalisées des fiches d'information, notamment de l’ARS Île-de-France, sur les punaises et que devrait égale­ment être imaginé un livret consacré au su­jet à destination du plus grand nombre, pro­fessionnels de l'hygiène compris » conclut pour sa part le Dr Arezki Izri.

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Chrystèle Gimaret, fondatrice et dirigeante d'Artupox a reçu le prix Veuve Clicquot de la « Femme d'affaires 2019 ».

Champagne pour Chrystèle Gimaret, la fondatrice et dirigeante de l'entreprise de nettoyage Artupox, qui s 'est vu remettre jeudi 14 novembre le prestigieux prix Veuve Clicquot récompensant la "Femme d'affaires de l'année". Créé en 1972 le "Bold Woman Award" est organisé dans 27 pays du monde pour récompenser les femmes les plus actives et exemplaires en termes d'entreprenariat. Une nouvelle distinction pour celle qui a fait d'Artupox, la société qu'elle a créée en 2005, un modèle en matière de nettoyage écologique et de gestion RSE. Employant 140 salariés, et présente à Paris, à Stockholm, Copenhague l'entreprise vient de mettre le pied Outre-Atlantique en développant une activité de nettoyage vert à Montréal.

Chrystèle Gimaret ( à droite sur l'image-DR), qui est également membre du comité de direction de Croissance Plus et ancienne présidente des Premières,  partage le podium avec Julie Chapon (Yuka) qui s'est vu décerner le "Bold Future Award" et avec Frederic Mion, le directeur de Sciences Po pour son engagement en faveur des femmes.


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La société Guilbert Propreté a été retenue pour un marché de nettoyage et de déchets pour le compte de Bondy Habitat.

Guilbert Propreté, entreprise de nettoyage très présente en Ile-de-France et notamment en Seine-St-Denis s'est vu attribuer récemment le marché du nettoyage des parties communes et la gestion des encombrants pour l'ensemble du parc locatif de Bondy Habitat ( 5500 logements et plus de 120 locaux commerciaux). Ces marchés d'une durée totale de 4 ans représentent quelque 5,2 M€ HT. Par ailleurs, le bailleur social a attribué un autre lot ( gestion des ordures ménagères) à la société CBN, basée à Pantin, pour un montant global de 1,2 M€ HT.

 

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Les salaires des AS1 progresseront d'au moins 1,25% en 2020.

La FEP  et le SNPRO , ont signé avec les organisations syndicales représentatives de la branche propreté (CGT, CFDT, FO, CFTC) l’accord sur les salaires minima conventionnels 2020, soit :

• Une augmentation de  1,25 % pour l'AS1 A qui passera à 10,43€ si l'arrêté d'extension est publié au JO avant le 1er janvier 2020 ;

• Une augmentation de  1,4 % pour l’AS1 A qui passera à 10,44 €,  applicable à compter du premier jour du mois suivant celui au cours duquel est publié l’arrêté d’extension au JO et au plus tôt le 1er février 2020 si l’arrêté d’extension de l’avenant est publié au JO à compter du  1er janvier 2020.

En revanche, plusieurs séances de travail n'ont pas permis aux partenaires sociaux de trouver un terrain d'entente sur la révision de la classification.


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