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Toutes les actualités Hygiène, Propreté, Nettoyage, Multiservice et déchets

 

Le groupe breton de propreté, déjà présent à Vannes et Pontivy se développe dans le Morbihan en reprenant la société lorientaise Nevtime. 

La dernière acquisition, réalisée par l'entreprise spécialiste du nettoyage professionnel, Groupe Vert avec le concours d'Arkéa Capital, vient compléter l'implantation régionale de proximité dans laquelle s'est engagée le groupe breton. Le rachat de Nevtime entreprise lorientaise créée il y a 35 ans et employant plus de 250 salariés va faire passer le chiffre d'affaires de Groupe Vert de 12 M € à 20 M € et lui offrir une troisième implantation dans le Morbihan après Pontivy et Vannes.

La groupe de nettoyage qui emploie près de 850 salariés, s’appuie sur un réseau d’agences à taille humaine et de proximité pour une meilleure réponse aux attentes des acteurs locaux. Il se distingue par ses orientations fortes en matière de développement durable. Dès sa création, Groupe Vert a inscrit son développement dans le respect d’une « Charte Verte », respectueuse de valeurs sociétales. L’éco-responsabilité se traduit à la fois dans le choix des produits consommés (produits bio-dégradables, d’origine végétale et issus du commerce équitable), des matériels utilisés (qui consomment moins d’eau et d’électricité) mais également dans la gestion des ressources humaines (limitation du recours au temps partiel, mise à disposition d’outils ergonomiques…).

Avec le rachat de Nevtime l'entreprise compte aujourd'hui 10 sociétés membres dans les 3  départements de la pointe Bretagne. Pour Yann Lagadec, co-fondateur de Groupe Vert, «cette croissance externe permet désormais à tous les établissements du groupe de se situer à 30 minutes de tous leurs clients bretons ! ».

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La Chambre syndicale de la 3D (CS3D) tire le signal d'alarme : l'interdiction récente d'utiliser les rodonticides de façon préventive risque de faire exploser la population de rats.

Le 6 juin, « Journée mondiale de la prévention des nuisibles » a été choisie par les professionnels de la 3 D pour lancer un cri d'alarme solennel. « Sans aucune concertation avec professionnels du secteur les Pouvoirs Publics, via l'ANSES ont fait évoluer les AMM des produits utilisés dans l'appâtage des rongeurs. Il n'est plus possible désormais de laisser en place de façon permanente ces rotonticides, quant aux traitements curatifs ils se voient quant à eux très lourdement encadrés. Nos entreprises et leurs clients vont devoir repenser la lutte contre les rongeurs. Il ne s'agit pas d'une mesure anecdotique mais bien d'un problème de santé publique qui touchent l'ensemble de la population » tonne Patrick Gravey le président de la Chambre syndicale 3 D (CS3Dqui regroupe quelque 1200 professionnels.

Une évolution radicale de la lutte

L'enjeu pour les entreprises spécialisées n'est pas de se faire les avocats d'une méthode de lutte plus qu'une autre, ou de défendre les intérêts des formulateurs de produits rodonticides mais de faire face à une situation qui risque de devenir rapidement critique.

Concrètement, les applicateurs ne pourront  utiliser les anti-coagulants que dans le cas de présence avérée de rongeurs. Dans le cas des rats la réglementation prévoit la mise en place des boîtes puis un contrôle tous les 7 jours sur une durée maximale de 35 jours. Pour les souris, le contrôle doit être effectué tous les deux jours. Dans tous les cas un nouvel audit doit être effectué au terme des 35 jours.

 Pour Stéphane Bras, président de la commission communication de CS3D, la stratégie de lutte contre les nuisibles doit évoluer de façon radicale. « Il faudra augmenter la fréquence de passage, le nombre de contrôle ou  encore réaliser des piégeages avec des placebos pour pouvoir engager un traitement curatif. Mais il faudra également veiller à ne plus prévoir d'appâtage permanent dans les cahiers des charges, et surtout faire évoluer nos habitudes et nos pratiques au risque de voir la population de rongeurs être multipliée par 2, 5 ou 10 à court terme. »

Création d'un comité technique innovation et développement

Les professionnels de la 3D veulent plus que jamais jouer leur rôle d'expert en traitement des nuisibles, de formateurs et de partenaires auprès des collectivités, des entreprises, des commerçants et de l'ensemble de la population en général. Encore faut il que tout le monde joue le jeu...à commencer par les Pouvoirs publics avec lesquels les représentants de la CS3D espèrent encore pouvoir négocier pour faire évoluer la situation. Pour appuyer  cette démarche et ouvrir le plus largement possible les réflexions la chambre syndicale vient d'acter la création d'un comité technique innovation et développement qui réunira des scientifiques, des juristes et des prestataires ayant un haut niveau technique.

Encadré

Une règlementation nouvelle et peu connue

Nul n'est censé ignorer la loi. Dans le cas présent il convient de lire intégralement les notice des produits anti-coagulants rodonticides pour savoir qu'il est désormais interdit de les utiliser en appâtage permanent. La loi prévoit 6 mois de prison et 7 500 € d'amende en cas de non respect de cette règle encore trop peu connue. La CS3D insiste sur le fait que cette règle n'est pas réservée aux seuls professionnels de la 3D. Une entreprise de propreté qui déposerait des appâts, un restaurateur, une collectivité, voire un particulier peuvent être poursuivi. « Le risque n'est pas virtuel... le client d'un hôtel, un parent dans une école ou une crèche, un co-propriétaire pourra très bien se retourner contre la personne ou l'entreprise qui a laissé en place ces produits biocides... » note un professionnel du secteur.

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Le conflit qui règne au sein du service propreté de la ville de Sarcelles touche désormais la société Challancin qui n'exclut pas des poursuites judiciaires.

C'est un article du Parisien, paru le 6 juin dernier, qui a mis le feu aux poudres...Ou plutôt ravivé une guerre permanente et tous azimuts autour de la propreté urbaine à Sarcelles comme en témoignent les publications sur une page  Facebook dédiée (« Comité de soutien aux agents de la propreté urbaine de Sarcelles) créée à l'origine pour dénoncer l'attitude de cadres vis-à-vis de certains agents municipaux. Des accusations de discrimination, de harcèlement ou de racisme qui viennent s'ajouter aux critiques récurrentes sur les incivilités en forte hausse sur le voie publique.

C'est dans ce contexte pour le moins compliqué que des agents se sont plaints d'une charge de travail accrue due aux carences de l'entreprise prestataire, Challancin en l'occurence. Dans les colonnes de notre confrère le maire de Sarcelles , Patrick Haddad, confirme avoir adressé deux courriers à l'entreprise de nettoyage pour lui demander des explications et « envisage de saisir la justice ».

Challancin pourrait entamer des poursuites

Du côté de Challancin cette mise en cause suscite l'incompréhension. « Nous avons une obligation de moyens et réalisons les prestations telles qu'elles sont définies dans le cahier des charges, nous avons toujours travaillé en bonne intelligence avec nos interlocuteurs de la ville. Par ailleurs les chiffres cités dans  cet article sont totalement fantaisistes » réagit Brahim Bourhim, les responsable d'exploitation, en charge de ce marché depuis plusieurs années.

Une position que défend également François Pupponi, député de la circonscription et maire de Sarcelles jusqu'en 2017, date de son élection : «  Je connais parfaitement ce dossier de la propreté que j ai géré pendant 20 ans ! Je connais aussi parfaitement les contrats et je sais que ce qui est dit dans l article par les uns et les autres est complètement faux et ne tient pas une minute à une analyse juridique sérieuse ! ».

Catherine Chalvin, présidente du groupe, confirme pour sa part avoir répondu point par point au courrier du maire de Sarcelles, et dit étudier avec son service juridique les suites qu'elle pourrait donner à ces « informations erronées et diffamatoires »...

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Deux entreprises du secteur de l'hygiène et de la désinfection ont été récompensées d'un Grand prix des entreprises de croissance.

Le 5 juin dernier le groupe MP hygiene a remporté une nouvelle fois le Grand prix des entreprises de croissance dans la catégorie "industrie" (sociétés réalisant de 20 à 100 M€ de CA). Récompensée pour son potentiel de croissance et sa capacité d'innovation l'entreprise ardéchoise a rappelé son engagement sans faille autour de ses deux axes majeurs : l'innovation et l'engagement écologique. Christophe Bergamo (photo droite) était présent avec les autres lauréats des 14 catégories pour recevoir le Prix 2019.

Oxy'Pharm, un autre acteur du monde de l'hygiène et de la désinfection a été également récompensé. La société francilienne qui voit son activité progresser fortement dans le secteur de la santé en France comme à l'international,  a reçu elle aussi un Prix dans la catégorie "Santé, Pharma et Medtech" (sociétés réalisant entre 1 et 20 M€ de CA). Thierry et Romain Rouleau (photo gauche) étaient présents lors de la cérémonie !

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Suite à l'appel à projet lancé par la région Ile-de-France, Suez vient d'installer la 1ère station de traitement de l'air dans une station de métro.

Dans le cadre de l’appel à projets « Innovons pour l’air de nos stations » lancé par la Région Île-de-France en 2018, la 1ère station de traitement de l'air, IP'AIR, développé par Suez a été inauguré vendredi 7 juin dans la station de métro Alexandre Dumas à Paris.

Ce plan a pour but de soutenir des projets permettant à long terme d’améliorer la qualité de l’air dans les transports en commun franciliens. L’objectif est de proposer des solutions innovantes de purificateurs visant à capturer les particules fines en suspension dans l’air par des appareils situés sur les quais des stations. Un appel à projet piloté par la Région en lien avec IDFM, la RATP, la SNCF et Air Parif, doté d’1M€, a ainsi été lancé en mars 2018. La solution « IP’AIR » proposée par Suez se concentrera sur le traitement des particules fines (PM10 et PM2,5), émises par les systèmes de freinage dans les stations de métro.

Un programme de 56 M €

Cette expérimentation, qui a débuté le 3 juin 2019, se poursuivra pendant six mois, et permettra d’évaluer le pouvoir filtrant de la solution et son rayon d’action. La solution « IP’AIR » repose sur un traitement de l’air par un procédé d’ionisation positive. Cette technologie est un procédé de filtration électrostatique innovant : un faible courant électrique est injecté dans les particules fines, lesquelles sont alors attirées, tel un aimant, vers des plaques collectrices. Cette solution technique offre la possibilité de traiter une grande quantité d’air (7500 m3/h) en consommant l’électricité équivalente à celle d’un grille-pain.  Cette innovation s'inscrit dans le programme d’investissement sur la ventilation concernant la période 2016-2020 est actuellement en cours pour un montant de 56 M€.