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« En France 10.000 machines en fin de vie peuvent être recyclées »


Publié le 4 sept. 2015 15:00:00

 

L’évolution de la législation sur la fin de vie des équipements électriques et électroniques va contraindre, à moyen terme, fabricants et distributeurs à trouver des solution de collecte et de recyclage. La société ECMR, récompensée par un prix de l’innovation lors du dernier salon Interclean, va développer des solutions au niveau européen. André Vonk, co-fondateur d’ECMR, répond à nos questions.

Quelle place occupe la France dans votre stratégie de développement ?

Dans notre approche pan-européenne du marché du nettoyage, la France fait bien entendu partie de nos objectifs. Nous avons passé des accords avec des fabricants comme Nilfisk, Hako ou Numatic, par exemple, avec lesquels nous avons commencé à travailler au niveau du Benelux, puis des pays scandinaves en 2014. Aujourd’hui nous maîtrisons les contraintes logistiques et les freins à lever. Nous allons donc pouvoir nous concentrer sur des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Nous évaluons le marché français à environ 10.000 machines en fin de vie (autolaveuses, balayeuses) qui peuvent être ainsi démantelées et dont les composants peuvent être recyclés et ré-utilisées.

 

De quelle façon s’organisent ces partenariats ? Quel est votre business model ?

En France nous avons entamé des discussions avec Nilfisk et Comac et travaillons avec l’Afimin pour mieux comprendre les mentalités en matière de développement durable et la prise de conscience des professionnels sur la question de l’économie circulaire. Cette réflexion cible à la fois les fabricants, bien entendu, mais aussi les utilisateurs finaux et les distributeurs locaux. Au niveau européen nous discutons par exemple avec SCA en Suède, et mettons en place un partenariat avec des FMeurs. Au Royaume-Uni nous travaillons avec Cofely GDF notamment, et en France nous souhaitons proposer notre solution à des groupes comme Sodexo. Compte tenu de la taille du pays et des nombreuses activités, l’objectif est d’accompagner ces prestataires pour leur offrir la meilleure solution de réduction des déchets et de recyclage.

Comment travaillez-vous avec vos partenaires ? Quel est le coût de ce recyclage ?

Nous travaillons uniquement avec les professionnels du nettoyage. Sur une période de 6 mois environ nous étudions les spécificités du marché et les besoin de notre partenaire. Ensuite, si nous choisissons de continuer ensemble, le fabricant, le distributeur ou le client final avec qui nous nous engageons ne prendra en charge que le coût du transport des machines, en fonction des volumes d’équipement à retirer. Nous sommes certifiés ISO 14 000 et ISO 26 000 et toutes les machines que nous récupérons sont enregistrées selon les règles en vigueur et nos partenaires reçoivent un certificat officiel précisant le type de machine, la marque, le numéro de série ainsi que la date d’enlèvement et de recyclage.

 

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