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En Espagne les collectivités doivent aujourd’hui plus de 630 millions d’euros aux entreprises de propreté. Un chiffre qui a progressé de près de 70% en 1 an.
Les effets de la crise économique n’en finissent pas de secouer tous les secteurs d’activité en Espagne. Les services n’échappent pas à ces turbulences qui ont déjà mis en grande difficulté les entreprises de propreté. Selon une étude réalisée par la branche professionnelle espagnole, les collectivités publiques doivent aujourd’hui 632 millions d’euros aux entreprises de nettoyage, un retard de paiement qui a augmenté de 68% pour la seule année 2013. La profession regrette que les deux plans successifs, approuvés par le gouvernement, pour réduire les retards de paiement (194 jours en moyenne aujourd’hui) n’aient pas été suivis d’effets. Les collectivités publiques de Valence, de Catalogne et d’Andalousie comptent parmi les plus mauvaises payeuses d’Espagne.

 

Après plusieurs semaines de négociations les partenaires sociaux sont parvenus à un accord sur l’organisation du temps partiel dans la branche propreté. Un texte qui fixe à 16 heures la durée du travail hebdomadaire et non plus 24 heures, comme le prévoit la loi du 14 juin 2013.

La FEP et la CGT ont signé, le 5 mars dernier, un accord de rénovation du temps partiel qui porte la durée minimale hebdomadaire de temps de travail à 16 heures. « Si les circonstances économiques et sociales sont réunies, les signataires s’engagent à construire ensemble les conditions pour inscrire la durée de 24 heures multi-employeurs comme un objectif à atteindre sous 5 ans. Cet accord permet le recours à des compléments d’heures (ex avenants temporaires), pour favoriser l’augmentation des horaires des salariés à temps partiel majorées à 10 % » se félicite la FEP rappelant que l’accord prévoit par ailleurs la majoration des heures complémentaires à 11 % dès la première heure, jusqu’au 1/10ème de la durée contractuelle initiale au contrat et de 25 % jusqu’au tiers. « Des horaires réguliers regroupés sur un maximum de 10 demi-journées et un délai de prévenance de modification d’horaire de 8 jours ouvrés sont prévus » détaille en outre le texte signé le 5 mars dernier. L’accord prévoit aussi la mise en œuvre d’un comité de suivi paritaire entre les donneurs d’ordres et les partenaires sociaux pour développer le travail en journée et augment er la durée de travail des salariés. « De plus, les signataires renoncent à la dérogation au repos quotidien, en réduisant ainsi les amplitudes journalières et le nombre de vacations-jour des salariés. Ils améliorent l’indemnité de transport pour les salariés à temps partiel. Une concertation sera aussi organisée au cours de l’année pour faciliter l’accès au logement pour les salariés à temps partiel. Un comité de suivi paritaire des dispositions conventionnelles sur le temps partiel est créé » complètent les représentants de la branche. Cet accord a été transmis aux services de la Direction du Travail dans le cadre d’une procédure d’extension accélérée, afin de permettre une application en mai ou juin prochain.

Une loi contraignante pour les EP
Rappelons que selon les termes de la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi la durée minimale des nouveaux contrats à temps partiels est passée à 24 heures par semaine, depuis le 1er janvier 2014. Au-delà, les heures travaillées donneront lieu à une majoration de salaire. Pendant une période transitoire allant jusqu’au 1er janvier 2016, les salariés en cours de contrat de travail à temps partiel peuvent demander à bénéficier de la nouvelle législation. À compter du 1er janvier 2016, la durée minimale de travail s’appliquera d’office à tous les contrats (nouveaux et anciens). La loi prévoit cependant des cas pouvant déroger à cette règle des 24 heures de travail hebdomadaire. Pour faire face à des contraintes personnelles ou pour cumuler plusieurs activités, les salariés peuvent travailler moins de 24 heures s’ils le souhaitent, mais dans ce cas, la demande doit être formulée par écrit et motivée. D'autre part les jeunes de moins de 26 ans poursuivant leurs études, les salariés dont le parcours d’insertion le justifie et les salariés des particuliers employeurs ne sont pas concernés par cette mesure. Comme on l’observe, entre temps partiel « subi » et temps partiel « choisi » l’équation est souvent compliquée et, au final, ce sont les donneurs d’ordres qui imposent le rythme, même si de plus en plus d’entreprises font des efforts considérables pour faire évoluer les rythmes et les mentalités.

 

Dans les établissements du second degré, collégiens et lycéens ont souvent une perception négative de leurs sanitaires, même si des rénovations en nombre non négligeable sont intervenues ces dernières années pour rendre ces lieux plus adaptés à un usage collectif intensif par des jeunes.

En 2007, le dossier de l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements scolaires (ONS) pointait du doigt la piètre qualité des sanitaires dans les écoles élémentaires et l’importance de cette question dans le vécu des élèves. Six ans plus tard l’ONS conduit une enquête similaire dans les établissements du second degré (16 000 collèges et lycées publics et privés) et le constat est le même : peut mieux faire ! 42% des élèves se plaignent du manque de papier, 32% des odeurs, 23% de la propreté, et 12% du manque d'intimité des installations. Si seulement 2% des établissements reconnaissent ne pas assurer le nettoyage des toilettes tous les jours, ils sont malgré tout plus de 60% à n’assurer qu’un passage quotidien dans des blocs sanitaires pourtant très fréquentés. « L’enquête met en évidence que les élèves commettent de nombreuses détériorations. Le gros problème est celui des cuvettes bouchées. Un peu moins chez les filles : 65 % pour les garçons, 58 % pour les filles. Murs et portes sont souvent tagués ou recouverts de graffitis. Chez les garçons, le sol est fréquemment imprégné d’urine (51% de cas). Les fermetures des portes, et parfois les portes, sont cassées en particulier chez les garçons (41 % contre 20 % pour les filles).S’ajoutent les problèmes d’éclairage avec 20 % de signalements pour les garçons ( jusqu’à 31 % en lycées professionnels) et 5 % pour les filles » détaille les auteurs de l’étude qui s’inquiètent par ailleurs du nombre de bagarres et agressions qui ont lieu dans les sanitaires (21 % des collèges en signalent, 13 % des lycées professionnels, mais 4 % seulement des lycées d’enseignement général.)

 

Samsic : Christian Roulleau passera le témoin en 2019


Publié le 20 mars 2014 14:22:00

 

Le président- fondateur du groupe de propreté breton qui s’est confié à nos confrères des Echos confirme qu’il passera le témoin à son gendre, Thierry Geffroy, aujourd’hui Pdg de Samsic RH, à l’horizon 2019. Le deuxième groupe français du secteur assure ainsi sa pérennité et celle de ses 70.000 collaborateurs.

« La décision est prise, mon gendre Thierry Geffroy prendra ma succession dans 5 ans » confie à notre confrère Les Echos, celui qui a créé le groupe Samsic il y a aujourd’hui 30 ans. Aujourd’hui âgé de 63, Christian Roulleau préside aux destinés d’une entreprise qui pèse plus de 1,5 milliard d’euros et emploie quelque 70 000 salariés dans la propreté, mais aussi dans le Facility Management et les RH, une activité qui représente plus de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires. La première étape de cette succession longuement préparée et anticipée, vient de se concrétiser au travers de la transmission de 50% du capital de l’entreprise à ses deux filles et ses gendres, les 50% restants devant être cédés dans les années qui viennent. Au terme de cette transition Christian Roulleau occupera la présidence du conseil de surveillance. « Par ailleurs un conseil de famille, formé de tous les membres de la deuxième génération des Roulleau, a été formé. Il se réunit à intervalles réguliers pour prendre connaissance des principaux axes stratégiques de Samsic » conclut le président du groupe.

 

Déchets : à peine la moitié du papier est recyclé


Publié le 20 mars 2014 14:21:00

 

La France demeure à la traine en matière de recyclage des papiers avec seulement 49% de valorisation contre 75% en Allemagne ou 69% au Royaume-Uni. Un problème lié notamment aux choix opérés en matière de collecte sélective.

Selon les chiffres fournis par Ecofolio, éco-organisme chargé de la collecte des papiers, seulement 49% des 2,8 millions de tonnes de papier, utilisés en 2013 par les ménages et les PME ont été recyclé. Même si ce chiffre est en progression de 2% par rapport à l’année précédente, la France se classe parmi les mauvais élèves en Europe, aussi bien en termes de part de déchets retraités que de coût du recyclage par habitant. A l’horizon 2015 nous sommes censés atteindre un taux de 55% de papiers recyclés, alors que l’Allemagne est d’ores et déjà à 75%, le Royaume-Uni à 69% et l’Espagne à 64%. Pour les professionnels du secteur le choix d’une collecte où les papiers et emballages plastiques sont mélangés expliquerait à la fois ce retard, mais aussi le coût de traitement qui impose une séparation de ces deux grandes familles de déchets. Quand nos voisins affichent des coûts par ans et par habitants allant de 0,35 € à 1,84 €, les collectivités doivent débourser 3,45 € par an et par habitant.